Patrick Modiano a été récompensé par le prix Nobel de littérature « pour son art de la mémoire avec lequel il a évoqué les destinées humaines les plus insaisissables et dévoilé le monde de l'Occupation »...

Et c'est une vraie bonne nouvelle car personne n'écrit comme lui sur le temps qui passe, la mémoire, l'oubli, et sur Paris... Anne Hidalgo, maire de la capitale", a souligné dans un communiqué reçu en cours de journée :

" Ecrivain de la mémoire, il explore au fil de ses romans pétris de grâce et de poésie, les thèmes de l’identité, de la disparition et du temps qui passe. Echappant aux modes et au formalisme, celui qui déclare "aimer dans l'écriture, la rêverie qui la précède" met une langue sensible et raffinée, au service d’une recherche authentique, qui à travers des personnages toujours en quête d’eux-mêmes, ne semble jamais pouvoir être assouvie ".

Et Il faut avoir lu bien entendu Rue des Boutiques obscures ou La Place de l'Etoile. Mais j'aime aussi l'un de ses derniers : L'herbe des nuits (octobre 2012).

Ecoutez donc un peu cette musique, les premières lignes de l'ouvrage :

"Pourtant je n'ai pas rêvé. Je me surprends parfois à dire cette phrase dans la rue, comme si j'entendais la voix d'un autre. Une voix blanche. des noms me reviennent à l'esprit, certains visages, certains détails. Plus personne avec qui en parler. Il doit bien se trouver deux ou trois témoins encore vivants. Mais ils ont sans doute tout oublié. Et puis, on finit par se demander s'il y a eu vraiment des témoins" (L'herbe des nuits, éditions Gallimard)

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