Je préfère partager mes coups de cœur que pousser des coups de gueule, mais à certains moments, ce n’est pas possible. Et puis en plus au Touquet à deux pas du siège de Miroir de l'Art... Trop, c'est trop... Sur un mur de la Médiathèque, la Ville a invité un artiste à s’exprimer. Plutôt une bonne initiative, non ? Sauf que ce que ce que celui-ci a concocté est proprement consternant. Une tête de Donald, un fond de briques rouges (censé rappeler le Nord, alors que nous sommes loin ici, sur la Côte d’Opale, de ce nord-là, mais bon passons…), le personnage de Filament (le copain de Géo Trouvetou pour ceux que cela intéresse)... et le mot Love, en jaune délavé. C'est chou, n'est-ce pas ?
Le tout est criard, et au bout du compte sans intérêt. Réalisé par Speedy Graphito,un pionnier, dit-on, du street art… Je comprends mieux pourquoi Ernest Pignon-Ernest, parfois mêlé à ce mouvement (dont il est souvent écrit qu’il en est l’inspirateur) me disait il y a quelques années (à l'époque de la Une que nous lui avions consacré dans Miroir de l'Art) ne vouloir en aucune façon être associé à ce style de création...

Bref, voilà une « fresque » qui va vieillir bien vite, que le temps aura tôt fait d’effacer. Et c’est tant mieux parce qu’elle ne mérite en aucune façon de passer à la postérité. Et pendant ce temps-là, les vrais, les bons, les grands artistes de notre temps, sont méprisés par les institutions !

Une vue de la Médiathèque du Touquet enlaidie par cette pseudo peinture...

Une vue de la Médiathèque du Touquet enlaidie par cette pseudo peinture...

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