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Le blog de Miroir de l'Art

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Les coups de cœur, les coups de gueule, les belles rencontres de Ludovic Duhamel, Rédacteur en Chef du magazine papier Miroir de l'Art.


C'était un 8 avril, Picasso, la mort dans l'âme...

Publié par Miroir de l'Art sur 5 Avril 2012, 10:23am

Le 8 avril 1973, Picasso, la mort dans l’âme…

 

C’est à Mougins (Alpes Maritimes) dans sa maison de Notre-Dame-de-Vie, à l’âge de 91 ans que Pablo Picasso, le peintre du siècle, meurt d’une embolie pulmonaire en ce 8 avril 1973. Une vie exclusivement consacrée à l’art, scandée par des dates qui appartiennent aujourd’hui à l’Histoire de l’Art, s’achève. Mais elle va entrainer dans son sillage d’autres existences… La grande Histoire, comme toujours, côtoie la petite…

Il avait dit : « Quand je mourrai, prophétisait l'artiste, ce sera le naufrage; beaucoup seront aspirés par le tourbillon » et ses paroles résonnent aigrement 39 ans après sa mort…

Ce jour du 8 avril 1973, Pablito, âgé de 25 ans, cherche à voir la dépouille de son grand-père. Jacqueline, la dernière compagne du Maître, sous le choc, lui interdit de pénétrer dans les lieux. On menace de lâcher les chiens. Mortifié, Pablito, se suicide deux jours après à l’eau de Javel. Il meurt le 12 juillet, après plusieurs mois d’agonie.

Deux ans plus tard, Paulo-Ruiz (père de Pablito et Marina), le fils de Picasso, issu de son union avec la danseuse russe Olga Khokhlova, alcoolique et de tout temps méprisé par son père, meurt d’un cancer…

Quatre ans plus tard, Marie-Thérèse Walter, modèle et égérie du peintre pendant une dizaine d’années (dans les années 30), et qui lui donna une fille le 5 octobre 1935, avant d’être « remplacée » par Dora Maar, se suicide par pendaison…

Et puis le 15 octobre 1986, sa muse, Jacqueline, à son tour, met fin à ses jours, d’un coup de feu…

C’est la résultante du despotisme instauré par Picasso durant toute sa vie. Que de cadavres le long de sa route. Dora Maar, morte dans la misère, et surtout Olga, qui a finie paralysée sans jamais recevoir la visite de son mari, lequel n’avait jamais voulu divorcer, refusant de lui laisser une partie de sa fortune…

« On ne s’évade pas de Picasso » a écrit Marina, sa petite-fille. Ajoutant plus loin : « Une seule chose comptait, la peinture et rien d'autre; pour créer, il lui fallait anéantir tout ce qui gênait sa création »...

Pour en savoir plus, lire le livre de Marine Picasso : « Grand-père » de Marina Picasso aux éditions Denoël.

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delhaye hervé paul 05/04/2012 13:49

Cette histoire d'ogre est effrayante.
Mais il est nécessaire alors de repenser le sens profond d'une vocation d'artiste. Lorsqu'il s'engage en art, celui-ci doit-il vivre une vie privée "classique" ?
A l'origine des sociétés humaines, l'artiste était, sans doute, chaman, puis il devint "servant" du Temple, ...
Aujourd'hui, à l'aire post-moderne, quel est son statut dans la communauté et conséquemment comment le vit-il en privé !?

Miroir de l'Art 06/04/2012 10:57



Excellente question et vaste débat ! La vraie interrogation est tout de même de savoir si la carrière d'un homme (ou d'une femme), fut-il artiste, l'exonère d'aopter un comportement social ou
personnel responsable...



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