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Le blog de Miroir de l'Art

Le blog de Miroir de l'Art

Les coups de cœur, les coups de gueule, les belles rencontres de Ludovic Duhamel, Rédacteur en Chef du magazine papier Miroir de l'Art.


Claude Gassian

Publié par Miroir de l'Art sur 30 Novembre 2011, 17:36pm

sergeaboukrat 

 

Il existe tout autour de nous une infinité de sujets possibles. Il suffit de savoir regarder. Il suffit souvent d’ouvrir les yeux. Claude Gassian, photographe de stars, habitué à porter son regard sur l’humain, a dans cette série exploré d’autres horizons, révélant un monde graphique empli de poésie.

 

La poésie est partout, semble-t-il nous suggérer. Et les fils électriques qu’il nous dévoile, leurs enchevêtrements, l’entrelacs de leurs imbrications, dessinent effectivement un graphisme pur, comme surgi tout droit de l’imagination d’un dessinateur tout particulièrement amoureux de la ligne pure, de la ligne sans contraintes, libre, qui croque un monde abstrait, sans signification apparente. « Utilisant le medium photographique pour ses qualités picturales, Claude Gassian reconstitue un réseau graphique à partir d'arabesques et de segments qui n'est autre que le détail d'enchevêtrements de fils conducteurs. Sortis de leur contexte, ils s'individualisent et se combinent. Issus de l'univers du voyage, de la rapidité et du son, ils se défont de leur signification première.
Le photographe en fait une écriture silencieuse » écrivent à juste titre Isabelle Bertolotti et Thierry Raspail (précédente exposition au Musée d’Art Contemporain de Lyon).

 

La photographie se confond ici avec le dessin, vient jouer sur les plates-bandes d’un autre médium. Comme pour brouiller les pistes, pour démontrer que la poésie n’est pas seulement affaire de technique mais aussi et surtout d’esprit, d’imagination, d’originalité. Par ce travail léger comme une bulle, simple comme un coup de fil, Claude Gassian communique à sa façon la passion du signe. Ce presque rien qui permet de relier les hommes, les territoires, les mondes. Ce presque rien qui a du sens, pour qui sait voir.

 

Exposition visible à la galerie Serge Aboukrat, Paris 6e, jusqu'au 15 janvier 2012.

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JoliJean-Louis BertocchioJ'aime bea 04/12/2011 10:58

Jolies courbes effectivement...

Miroir de l'Art 06/12/2011 14:40



et très sympathique petite galerie Place de Furstenberg dans le 6e. Peut-être la plus petite galerie de Paris (10m2!)



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