Certaines œuvres laissent en nous des traces indélébiles. On ne se remet pas de tel film dont les images reviennent nous hanter. On se remémore tel livre dont certaines phrases remontent régulièrement à la surface. L’Art d’aujourd’hui, au même titre que celui d’hier et d’avant-hier, est peuplé de trésors de cet acabit, de «coups de cœur» propres à transformer nos existences, en les influençant durablement. Encore faut-il les «reconnaître» dans le flux extraordinairement hétéroclite de la création contemporaine… On ne peut voir tous les films, on ne peut tout lire, on ne peut visiter chaque exposition, courir tous les concerts… L’horreur pour un amateur d’Art, ce pourrait donc être cela : passer toute une vie à se tromper, à chercher désespérément… Rappelez-vous, en 1932, le Goncourt couronna Guy Mazeline pour «Les loups» et ignora du coup «Voyage au bout de la nuit» de Céline… L’horreur, je vous dis, combien de lecteurs manquèrent le grand Voyage… Bref, on peut passer toute sa vie à avoir des coups de sang à la place de coups de cœur…. A moins, bien entendu, de lire et relire avec attention Miroir de l’Art...

Retour à l'accueil