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D’étranges concrétions échouées sur le bord du rivage, comme les vestiges de quelque animal ayant vécu dans les abysses. Squelettes alambiqués de fabuleux monstres des profondeurs exhumés d’époques révolues par quelque tempête salvatrice. Les sculptures de Darya Sourovtseva, ciselées avec une infinie patience, et une précision d’horloger, évoquent d’étranges créatures dont il ne subsisterait que la charpente opaline. Abstractions extraordinaires dont on peine à croire qu’elles sont l’œuvre d’un cerveau humain. Avec un zeste d’imagination, ces structures de porcelaine offrent un voyage silencieux vers les flots sombres et mystérieux. Mais ce n’est pas là leur seul pouvoir. Ces architectures subtiles mariées au plexiglas sont un peu comme les projections de notre inconscient, ces enchevêtrements qui nous gouvernent, et dont la conscience n’a que très rarement connaissance. « Darya emprunte les chemins révolutionnaires de Louise Bourgeois dont elle connait par cœur les métaphores et les traumas de l’inconscience et dont elle a étudié longtemps la profondeur artistique, écrit Bénédicte Chauliac. De cette sculpture émane une sorte de magie pleine d’enchantements, de parfums discrets, de mystères entr’aperçus. L’impression de toucher du doigt le secret de la création et tout à la fois de plonger au cœur de nos vertiges intérieurs. Une œuvre rare.

 

A découvrir à la galerie Brissot jusqu'a 28 février 2011.

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