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Le blog de Miroir de l'Art

Le blog de Miroir de l'Art

Les coups de cœur, les coups de gueule, les belles rencontres de Ludovic Duhamel, Rédacteur en Chef du magazine papier Miroir de l'Art.


Entretien express avec Bénédicte Brissot

Publié par Miroir de l'Art sur 24 Novembre 2009, 11:27am

 

Si vous deviez décrire votre galerie (galerie Brissot, rue de Verneuil, paris 7e) à ceux qui ne la connaissent pas encore…

 

C’est une galerie portée par le désir de rencontres et d’échanges. Ce n’est pas une galerie froide, une «white cube» où l’art serait intimidant et froid. Lorsqu’une personne passe le pas de ma porte, je suis là pour l’accueillir, lui dire bonjour, lui parler de l’exposition en cours. S’il décide d’acheter une des œuvres exposées, je suis ravie bien sûr. Mais je dirais que l’essentiel, c’est de partager autour des œuvres. Pour moi, l’atout magique de l’art est de porter des valeurs qui contribuent chaque jour à créer une nouvelle société, et à fonder des rencontres probables en incitant chacun de nous à se tourner vers l’extérieur. Au sein de ma galerie, c’est ce sentiment impalpable que je souhaite insuffler.

 

Quelles sont les œuvres que vous choisissez de présenter dans votre galerie ?

 

Je voudrais sortir des sentiers battus parce que je trouve qu’actuellement une grande partie de l’art contemporain est dans une impasse… peut être trop introspectif ? Lorsque je regarde une œuvre, je cherche en elle ce qu’elle véhicule comme idéal, comme valeurs universelles, et surtout comme humanité. Qu’est ce qu’une œuvre me dit de l’Autre ? Si je perçois cette dimension dans l’œuvre, j’ai le coup de cœur ! C’est une vision très humaniste de l’art, très littéraire aussi, que je porte en moi depuis ma plus tendre enfance.

 

D’où vous vient cette forte imprégnation littéraire ?

 

Mon arrière grand père était philosophe et le traducteur de Schoppenhauer. Mon grand-père était

Hubert Morand, agrégé de littérature, membre de l’Institut, rédacteur chef du Journal des Débats et qui a été le professeur de français de Joseph Kessel. C’est mon grand-père qui a entraîné Kessel vers la littérature, et qui l’a fait débuter comme journaliste au Journal des Débats. D’ailleurs, dans son discours de réception à l’Académie Française, Joseph Kessel commence par un hommage à mon grand-père. Cet héritage familial m’a toujours portée dans ma vie et aujourd’hui, au sein de cette galerie, je souhaite le faire revivre.

 

Comment concevez vous vos relations avec les artistes que vous défendez ?

 

Je m’entoure de jeunes artistes qui ont, comme moi, une vision très humaniste de l’art. Il y a une sorte d’osmose entre nous, je pénètre très rapidement leur travail et nous partageons une sorte d’humilité par rapport à tout cela. La modestie, c’est essentiel à mes yeux, car il n’y a aucune certitude. C’est là toute la beauté de l’art. Au sein de ma galerie, l’échange avec les artistes est mis au premier plan. Les clients d’ailleurs le perçoivent lors des vernissages, ils comprennent tout de suite qu’ils ont affaire à une équipe, une famille de cœur.

 

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