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Le blog de Miroir de l'Art

Le blog de Miroir de l'Art

Les coups de cœur, les coups de gueule, les belles rencontres de Ludovic Duhamel, Rédacteur en Chef du magazine papier Miroir de l'Art.


Exposition Jacques Harbelot au Clos des Cimaises (17)

Publié par Miroir de l'Art sur 14 Novembre 2011, 11:01am

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Le Clos des Cimaises est un lieu d’exception situé à quelques encablures de La Rochelle, en rase campagne, à Saint-Georges-du-Bois (commune de Surgères). Un lieu qui ressemble à un repaire de bons amis, entre le havre de paix et la taverne joyeuse. Y aller, c’est s’aventurer en terrain inconnu, c’est laisser dans un coin de son cerveau les traditionnels repères qui définissent une galerie d’art. Car « Le Clos » est bien autre chose qu’une simple galerie.

C’est d’abord une architecture. Un vaste édifice de pierres et de poutres, savamment agencé. Dans cet espace magnifique, l ’art se sent chez lui. Les tableaux accrochés aux cimaises savent que le recul et la lumière nécessaires leur sont accordées et n’ont donc pas de crainte d’être mal perçus.

Le Clos est un lieu imaginé pour les amoureux de peinture ou de sculpture. Mais pas seulement. Y règne le genre d’atmosphère que l’on voudrait recréer chez soi, entre le musée et le grenier magique. On dépose à l’entrée ses oripeaux de citadin à l’esprit embué par les multiples images de notre ère médiatique, pour se trouver plongé dans un antre où l’art réveille, où l’art nettoie.

Jacques et Mathilde Harbelot animent cet espace à nul autre pareil. Y sont passés, y passent des artistes aussi prestigieux que Marc Petit, Franck Wohlfart, Lydie Arickx. Le lieu se charge peu à peu d’une indéfinissable patine. La part des anges. Comme dans les grandes maisons de cognac, l’évaporation d’une partie des précieux alcools conservés dans les futs, la part des œuvres imprime de son aura le Clos…

Cette fois, c’est au tour de Jacques Harbelot de montrer ses propres travaux. Les derniers en date. Fidèle à son obsession, la mort « comme vecteur de vie ». Une peinture qui prend aux tripes, qui oblige à se confronter à notre finitude. Vertigineux instants que ces moments de contemplation d’une œuvre forte et sans concessions. Ni gaie ni triste. Expressive. Expressionniste. Puissante comme un visage revenu du fonds de la mémoire, et que l’on croyait disparu à jamais, et dont les yeux hallucinés nous rappellent que le cours du temps nous emporte sans que nous puissions en aucune façon y résister.

L’exposition se tient jusqu’au 16 décembre. A cette occasion est publié la première monographie de l’artiste. 192 pages, 35 € (éditions Auréoline).

 

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