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Le blog de Miroir de l'Art

Le blog de Miroir de l'Art

Les coups de cœur, les coups de gueule, les belles rencontres de Ludovic Duhamel, Rédacteur en Chef du magazine papier Miroir de l'Art.


Jean-Yves MADEC

Publié par Miroir de l'Art sur 28 Septembre 2010, 10:02am

 

Madec20bis.jpg

 

A ceux qui pourraient parfois nous reprocher de ne montrer de l’Art d’aujourd’hui que face sombre et désespérée, voici l’œuvre d’un artiste qui prend à contre-pied le pessimisme ambiant de notre époque. Non que sa peinture puisse être taxée d’un quelconque «angélisme» qui flirterait avec la mièvrerie, ni qu’elle soit particulièrement « joyeuse », au sens premier du terme. Loin de là. En effet, la peinture de Jean-Yves Madec propose bien autre chose et ne s’affiche si différente par rapport aux productions contemporaines que parce qu’elle joue d’abord de l’imaginaire, comme le font parfois les grands écrivains, créant de toutes pièces un monde à mille lieues de celui que l’on côtoie tous les jours.

Chez Madec, c’est la vision onirique d’un monde de fraternité qui s’impose à fleur de toile, un monde où chacun s’entraide, où compte avant tout le bonheur de l’instant, le bonheur de vivre. Une vision où les personnages aux formes rondes et harmonieuses surgissent sur fond de jardin d’Eden. Une sorte de paradis rêvé qui fleure bon le parfum des campagnes d’antan. Sans doute doit-on y voir la nostalgie de ce monde agricole, aujourd’hui menacé par l’extension des villes, et qui tournait autour de choses simples et naturelles ; le rythme des saisons, le travail dans les champs, les récoltes. Madec nous montre souvent un couple de personnages lors de la cueillette de fruits, des pommes à ce qu’il semble la plupart du temps. L’un des protagonistes de la scène, l’homme en général, hisse sa partenaire vers les premières branches, et bientôt le panier de fruits se remplit. Au-delà de l’émotion procurée par cette image de communion simple, Madec nous envoie des messages subliminaux qui content la nécessaire fraternité des hommes et des femmes, et les bénéfices qui peuvent en résulter pour chacun. Il établit en tout état de cause la preuve que la peinture est multiple et peux également s’épanouir dans la voie de l’imaginaire. Le Douanier Rousseau n’est-il pas un de grands anciens qui a le premier emprunté cette route aujourd’hui trop peu fréquentée, délaissée qu’elle est au profit des autoroutes surchargées du réalisme ?

 

Exposition visible jusqu'au 16 octobre 2010

Galerie Samagra

52 rue Jacob

Paris 6e

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