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Le blog de Miroir de l'Art

Le blog de Miroir de l'Art

Les coups de cœur, les coups de gueule, les belles rencontres de Ludovic Duhamel, Rédacteur en Chef du magazine papier Miroir de l'Art.


Lisbeth Delisle

Publié par Miroir de l'Art sur 21 Juillet 2011, 09:39am

L.Delisle-14-2.jpg

 

 

De la légèreté assaisonnée d’une pointe de mélancolie. Un soupçon de gravité et une once de gaieté. Un cuillérée à café de joie de vivre, quelques grains de folie douce. La recette est universelle, certes. Mais le résultat obtenu par Lisbeth Delisle réveille les sens, excite l’imagination comme l’art d’un étoilé. Elle marie avec intuition tous ces ingrédients pour la plupart introuvables en grande surface et nous offre une œuvre pleine de saveurs, intimiste, digeste, subtilement acidulée, aigre douce. Ainsi que le précise Véronique Dalle : « Lisbeth Delisle raconte l’attente, la rencontre, la séparation. Elle façonne avec le plâtre, la cire ou le carton des personnages dans leur relation au monde et les campe avec tendresse dans une tension théâtrale mise en lumière par l’architecture qui les environne ».

La sculpture de Lisbeth Delisle n’est pas exempte d’humour et magnifie le mouvement. Ses personnages ne sont pas inertes, ne posent pas. Ils sont saisis sur le vif, dans leurs attitudes de leur vie de tous les jours : sous un arrêt de bus, sous un arbre, dans la rue. Il n’y a pas d’ostentation dans cette sculpture, nulle volonté d’imposer au spectateur des canons esthétiques contraignants, juste l’ambition de l’emmener dans des sphères intimes, aériennes, bulles de savon dont le vent s’amuse. Ce n’est pas tout, pourtant. Ces œuvres de carton contiennent en filigrane une sourde tension. Quelque chose de l’ordre de l’espérance, une certaine fièvre. Dans chaque personnage est présent, dans ses gestes, sa posture, ce qui va advenir, un futur proche et encore insaisissable. Et l’artiste exaspère la tension de cette attente, de cet instant du présent où s’infiltre déjà le souvenir du futur.

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Jean-Louis Bertocchio 29/07/2011 15:18


Je dirai naïf, le problème vient de la matière...


Miroir de l'Art 02/08/2011 10:12



Bonjour, naïf, pourquoi pas, c'est recevable. la matière par contre ne pose guère de problème, d'autant que Lisbeth Delisle travaille aussi bien sur le carton (renforcé, travaillé) que sur des
matériaux plus nobles, bronze notamment.



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