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Une exposition de Nathalie Grall, cela ne se manque sous aucun prétexte. Celle-ci intitulée « Brésil, regards superposés », en compagnie de Catherine Keun, dans la mythique galerie Michèle Broutta, est une fois encore un concentré de bonheur et de bonnes surprises. On y retrouve son génial sens de la composition, et cette poésie sauvage qui jamais ne la quitte. « Je ne dessine pas d’après nature, écrit-elle. Je laisse venir à moi l’image, travaillant simultanément sur plusieurs cuivres à la fois, effaçant et reprenant le tracé. Je me situe souvent en un lieu intermédiaire entre figuration et abstraction où le hasard et l’imaginaire ont leur place. C’est pourquoi j’offre au regard des autres une image poétique du monde qui reste, pour moi, bien souvent une énigme ».

Nous lui avions consacré un dossier complet de 6 pages, voici fort longtemps (dans le numéro 4 de Miroir de l’Art), et j’écrivais alors : « Nathalie Grall saisit l’essence même des êtres et des choses. Et son dessin reste frais, léger, un coup à en rendre jaloux tous ceux qui ont un jour voulu dessiner à main levée un paysage, une fleur, une silhouette… » Qu’ajouter de plus ?

 

Exposition visible à la galerie Michèle Broutta (31 rue des Bergers, Paris XVe)

"Brésil, regards superposés", en compagnie de Catherine Keun (gravure, monotype, dessin)

jusqu'au 7 mai 2011

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