Credit-photo-Jean-Michel-Fauquet.jpg 

 

« Poids et mesures de l’obscur » ouvre à la Maison d’art Bernard Anthonioz un nouveau cycle d’expositions monographiques consacrées à des photographes reconnus. Le tout premier photographe de ce nouveau cycle est Jean-Michel Fauquet. L’occasion de découvrir le travail singulier et atypique de cet artiste trop injustement méconnu.

Ainsi que le mentionne le dossier de presse lié à l’exposition depuis les années 1970, Jean-Michel Fauquet fabrique des photographies. Mais peut-on parler pour son travail de photographies ? Dans leur élaboration, la main semble tenir une place au moins égale à celle de l’oeil. Le façonnage et la mise en scène y sont aussi prépondérants. L’instantané disparaît sous la patine, la cire, le crayon ou la plume. Le sujet est tenu à distance respectable même lorsqu’on ne semble donner à voir qu’un simple paysage.

Il est vrai que regarder les photographies de Jean-Michel Fauquet, c’est un peu comme se plonger dans un monde aux reflets sombres, un monde paradoxal, étrange, ré-inventé. Se révèle sous nos yeux, un univers de paysages incertains où l’humain n’a, semble-t-il, pas sa place. On y discerne ainsi des objets issus d’un cabinet de curiosités vaste et inépuisable.

Le travail de Jean-Michel Fauquet ressemble en vérité à celui de l’encyclopédiste. C’est une somme d’outils ou d’instruments, dont on ne perçoit pas forcément l’usage, et desquels émanent une indéniable poésie. On voit par exemple des corsets, des attèles conçues pour redresser des malformations dont on ne se souvient plus.

Une étrange atmosphère émane de cette œuvre dans laquelle les objets font montre d’une présence muette et mystérieuse.

 

A découvrir jusqu’au 6 mars 2011 à la Maison d’art Bernard Anthonioz Nogent-sur-Marne (94) www.mabanthonioz.com

Retour à l'accueil