Pierre Duterte
06 juin 2011
Quand la photographie de la peinture dévoile ce que jamais l’artiste ne montre…
Qui ne connait la peinture de Soulages ? Les jeux infinis autour du noir, la matière qui capte la lumière, les tableaux tout à la fois semblables et si différents. L’artiste appartient déjà à l’Histoire de l’Art et tout a été dit, ou presque, sur son art. Pourtant, Pierre Duterte réussit à nous convaincre de pousser un peu plus loin dans la connaissance de cette œuvre singulière. Par l’entremise de photographies claires obscures, où le noir, évidemment, joue le rôle primordial, photographies à la douce lumière, déjà presque peintures, il nous emmène au cœur de la réalité de la peinture. Tout à la fois document et œuvre d’art, ses photographies lèvent le voile sur les outils de Soulages, ces outils « faits maison » sans laquelle « l’œuvre au noir » ne serait pas ce qu’elle est. La liberté de création de Soulages, écrit-il à cet égard, passe aussi par la liberté de créer SON outil ». Les images de Pierre Duterte jouent en quelque sorte le rôle de surligneur d’une œuvre atypique, sur laquelle on n’a pas fini de gloser mais qui possède toujours une force d’attraction peu commune.
Exposition visible jusqu'au 11 juin à La Capitale Galerie, Paris 1er